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Chers recruteurs, je pense qu’il y a une (légere) incompréhension…

April 9th, 2009 3 comments

Cher recruteurs, chasseurs de têtes, DRH,

J’aimerais que vous m’expliquiez comment vous fonctionnez…

  • …Pourquoi alors que mes clients, mes anciens dirigeants disent tous que je suis super créatif, je ne peux ne serait-ce qu’avoir un rendez-vous avec vous ?

  • Pourquoi quand je parviens finalement à décrocher un rendez-vous et que vous êtes convaincu, je n’ai qu’UN SEUL RDV avec un “embaucheur” potentiel ? (cela veut-il dire que je suis seulement créatif pour UNE entreprise et aune autre ? C’est un ONE SHOT?)
  • Pourquoi la plupart du temps le recruteur ne comprends pas mon métier? (“Oh vous êtes web-designer?”)
  • J’ai beaucoup de questions, et cette incompréhension je la partage avec beaucoup de candidats…

RÉPONDEZ NOUS et ainsi comblons ce fossé d’incompréhension entre candidats et recruteurs.

Merci de télécharger le lien du PDF ci-après, et de remplir vos réponses dans les espaces idoines : PDF file .

Parce que NOUS, candidats, voulons juste comprendre…

Merci…! : )

Rien ne va plus pour les casinos de Macao

February 11th, 2009 No comments

Le 10/2/2009 à 10h38 par Thierry Jacolet – La Liberté – Rue 89 – Article de http://www.aujourdhuilachine.com/article.asp?IdArticle=10403

Le Campanile, le Rialto, le Grand Canal et même des canotiers en gondole: le casino Venetian condense tous les clichés de Venise sur 1 million de m2, à Macao. Le complexe titanesque boit la tasse depuis quelques mois. Et il n’est pas le seul. Faites vos jeux, rien ne va plus à Macao!

Venetian Hotel-Casino

Venetian Hotel-Casino


Des machines à sous à Macao

En ce dimanche après-midi, trois couples de mariés posent sur fond Renaissance italienne. Ils sont parmi les rares curieux à s’aventurer à l’extérieur du Venetian. Non pas que l’architecture ronflante intéresse peu de monde, mais le spectacle est à l’intérieur.

Il faut voir les joueurs agglutinées autour des tables de jeu ou la procession de visiteurs le long des rues d’une Venise copie-conforme sous un ciel bleu artificiel. Un peu plus loin, les gondoliers conduisent les amoureux près du pont des Soupirs. Mais ils ne sont plus vraiment d’humeur à chanter.

En décembre, le plus grand casino au monde a mis à la porte 500 personnes, dont la moitié de ses gondoliers, et réduit le temps de travail de 1 000 autres collaborateurs. “J’ai peur que ce ne soit qu’une première étape. Les gens craignent pour leur boulot ici”, glisse un employé de la sécurité qui a échappé aux coupes.

La folie des grandeurs du groupe Las Vegas Sands, propriétaires du Venetian et de deux autres casinos à Macao, se heurte à la crise financière en Asie et aux Etats-Unis depuis plusieurs mois. Comme d’autres leaders mondiaux de l’industrie du jeu, ces Américains ont perdu des plumes.

Tellement de plumes qu’ils ont été forcés de suspendre leurs projets dans l’ancienne colonie portugaise. Sheldon Adelson, le patron du groupe, a décidé de reconsidérer les 4 milliards d’euros d’investissements prévus dans la zone de Cotai.

Des restrictions de visas pour les joueurs de Chine continentale

Sur cette bande de terre de 1,2 km de long, concentration de casinos et d’hôtels rivalisant de démesure, nombre de chantiers sont au point mort ou ont ralenti la cadence. A 500 mètres du Venetian, les grues annonçant le monumental Galaxy tournent au ralenti. La première phase qui accouchera d’un casino et de trois hôtels, ne sera pas achevée avant 2010, comme prévu initialement. Et à l’instar de Las Vegas Sands et de Melco Crown, Galaxy a aussi dû tailler dans les salaires et recourir aux congés non payés.

Une décision du gouvernement chinois a achevé de plomber l’ambiance sur le territoire. L’an passé, Pékin a décidé de limiter à une fois tous les trois mois -plutôt que tous les deux mois- le nombre de visites de ses ressortissants, via de nouvelles restrictions de visas.

En outre, ils ne peuvent plus se rendre à Hong Kong et Macao avec le même visa. Un coup dur si l’on sait que deux tiers des joueurs à Macao proviennent de Chine…. Les casinos ont déjà fermé à la fin de l’an passé 300 des 4 300 tables de jeu de la ville et 1000 des 12 800 machines à sous.

Dépense moyenne par joueur au Ponte16 : 4,6 euros par joueur

Les Chinois ne désertent pas pour autant les tables de jeu. Que ce soit au Venetian ou au Ponte 16. Dans ce casino flanqué d’un hôtel cinq-étoiles près du quartier historique, ses 105 tables de jeu et 300 machines à sous attirent les joueurs par grappes. Peut-être l’effet “nouveauté”: il est l’un des derniers à avoir ouvert, il y a un an.

“Pour l’instant, nous nous portons bien. Plus de 70% des clients de l’hôtel jouent”, assure James Un, le manager du casino. Un masque de confiance, à entendre Sharon Wong, la manager de l’hôtel Sofitel, logé dans le casino: “Pour l’instant, ça va, mais on s’attend à subir des difficultés cette année”.

A l’intérieur du Ponte 16, Yew, un Chinois de 38 ans, foule le sol marbré pour la première fois. Et peut-être la dernière:

“Ce casino ne m’a pas vraiment plu. En plus, j’ai perdu 400 patacas [37 euros, ndlr] ce soir au carribean stud. Mais ce n’est pas grave, j’ai connu des soirées plus noires.”

Yew est un habitué de Macao, ou plutôt était. Il y vient trois à quatre fois par an pour jouer. “Mais je vais devoir limiter mes séjours avec ces restrictions”, reconnaît-t-il.

Un peu plus loin, un couple taïwanais avoue être venu d’abord pour en prendre plein la vue. “On a joué un peu, pour essayer”, ajoute-t-il. Comme beaucoup de visiteurs, ils ont misé de petites sommes. Au Ponte16, la dépense moyenne est de 4,6 euros par joueur.

Moins de gros flambeurs autour des tables VIP

Ce ne sont pas les nombreux petits joueurs qui font la fortune des casinos, mais les gros flambeurs des salles privées. Ils fournissent près de 70% de leurs recettes. Chris Armstrong, senior consultant chez Judd Farris, société de construction et de biens immobiliers pour l’Asie, à Hong-Kong, observe:

“Je crois que le problème principal n’est pas une question de nombre de joueurs, mais du type de joueurs qui ne vient plus. De nombreux grands casinos dépendent de ces gros joueurs qui jouent de grosses sommes. S’ils cessent de venir, les revenus vont chuter fortement.”

Et il y a déjà moins d’argent sur les tables. Le revenu du baccarat VIP, première ressource des casinos, a dégringolé de 2,9 à 2,1 milliards de francs durant l’année 2008.

Les observateurs du marché prédisent une année sombre à l’industrie du jeu. Ainsi, David O’Rear, chef économiste de la Chambre générale de Hong Kong:

“Les casinos ont construit énormément en peu de temps, en tablant sur le fait que les visiteurs de Chine seraient autorisés à venir de manière illimitée. Ce modèle n’est plus valable. Plusieurs casinos risquent la faillite, si ça continue.”

Dans la capitale mondiale du jeu, on doit déjà prendre les paris…

Macao

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